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(2011) HS n° 1 : Mettre en scène l'événement

Marion Boudier

Introduction

1À l’occasion du projet « D’un 11 septembre à l’autre », initié par la compagnie de production Veilleur de Nuit avec la compagnie théâtrale la Mauvaise Graine (Arnaud Meunier) et l’association Citoyenneté Jeunesse afin de mettre en scène, avec une quarantaine de lycéens de Seine Saint-Denis, dix ans après les attentats qui détruisirent les tours jumelles à New York, le texte de Michel Vinaver 11 septembre 2001 (2001)1, la revue Agôn réalise son premier hors-série.

2Ce dossier a été co-élaboré par Marion Boudier, Simon Chemama, Sylvain Diaz et Barbara Métais-Chastanier, avec la complicité de Fabien Spillman, membre de l’équipe de Veilleur de Nuit Production devenu, chemin faisant, collaborateur d’Arnaud Meunier à la Comédie de Saint-étienne.

3Entre analyses de texte, entretiens et essais, autour du projet « D’un 11 septembre à l’autre » et de la pièce de Michel Vinaver, ce hors-série fait écho à des problématiques plus vastes, qui interrogent les liens entre fictif et factuel, confrontent les arts de la scène aux grandes questions de l’actualité, de l’événement, du témoignage et du jugement, comme autant de symptômes de notre rapport à la vérité.

Ouvertures

4Quelques mois après le calendrier, les attentats2 du 11 septembre 2001 signèrent véritablement notre entrée dans le XXIe siècle. Comme l’effondrement des tours de Troie dans l’histoire mythique des Grecs, la destruction des tours jumelles du World Trade Center marque un tournant dans l’histoire mondiale. Après Euripide et ses Troyennes, que M. Vinaver adapte3 au moment où il écrit 11 septembre 2001, le dramaturge témoigne d’un événement dont il est le contemporain.Elena Gremina et Mikhaïl Ougarov avec Septembre.doc, pièce écrite juste après la prise d’otages du 4 septembre 2004 dans l’école de Beslan en Ossetie du Nord pendant le conflit russo-tchétchène, ou Oscar Castro avec Le 11 septembre de Salvador Allende (2003), qui revient sur le coup d’état de Pinochet le 11 septembre 1973, procèdent de même. Le point commun à ces démarches n’est pas le mois de septembre, bien sûr, mais leur lien avec l’actualité, avec une actualité qui est injonction à écrire. « Je suis témoin de tellement de choses que je me dois de les raconter4 », affirme, par exemple, le dramaturge suédois Lars Norén au sujet d’À la mémoire d’Anna Politkovskaïa (2007). « Mon matériau, le seul possible, c’est mon présent5 », écrit de même Michel Vinaver :

« Chacune [de mes pièces] est en adhérence avec l’actualité du moment même de sa production. Cette adhérence ne relève pas d’un choix, mais plutôt d’une nécessité. Comme si le sens de l’acte d’écrire une pièce était de doubler aujourd’hui6

5Mais, face à cet appel de l’actualité, comment éviter l’effet de sidération qu’elle provoque ou le risque de « l’universel reportage » (Mallarmé) ? Comment répondre à « “l'injonction” de l’actualité vivante7 » sans être aveuglé par cette Gorgone ? Inaccessible, car sidérante et complexe, tout autant qu’hyper-visible à travers les images qu’en diffusent constamment les médias, l’actualité, surexposée dans une succession d’événements, de crises et de catastrophes immédiatement commentés, serait-elle de l’ordre de l’irreprésentable8 ? Analysant le rêve de Freud, « L’injection faite à Irma », Lacan utilise lui aussi l’image de la Gorgone : la tache blanche au fond de la gorge d’Irma montre « le surgissement de l’image, terrifiante, angoissante, de cette vraie tête de Méduse, la révélation de ce quelque chose d’à proprement parler innommable9» : le Réel. Irruption de l’événement, surgissement d’une actualité brûlante, l’effondrement des tours jumelles est ce par quoi le Réel arrive, « objet d’angoisse par excellence » une fois abattues les constructions symboliques et imaginaires qui le tenaient en lisière : le Réel est un « trou », disait Lacan – Ground Zero.

6« Inexplicable contemporain10 », clos sur lui-même et spectaculaire, l’événement du 11 septembre 2001 fascine autant qu’il échappe. Le surgissement de la catastrophe, l’effondrement dont les télévisions du monde entier ont diffusé en direct les images, provoque plus que frayeur et pitié ; il relève en cela de ce qu’Aristote nommait le « miaron », la répulsion, l’horreur11. Mais ce sentiment excède les exemples édictés par Aristote (des « justes pass[ant] du bonheur au malheur » ou des « méchants pass[ant] du malheur au bonheur ») pour interroger fondamentalement notre « sens de l’humain12 » (philanthropia). Quelle forme inventer alors, pour ressaisir le primordial (l’homme face à la mort) et assumer cette tension entre injonction à écrire et irreprésentable ? Les stratégies varient, tentant l’effraction d’un réel brut sur le plateau ou usant du détour pour répondre à l’épreuve qu’est devenu le réel, posant à chaque fois la question fondamentale de la mimésis mais aussi celle des nouvelles armes du réalisme aujourd’hui. Les défis soulevés par la représentation de l’événement 11 septembre 200113 renvoient donc le théâtre à ses pouvoirs et à sa fonction. Si l’actualité risque d’aveugler, la représentation de l’événement présente les risques de la division, du conflit d’interprétation, et de la fusion compassionnelle, annihilation de la pensée. Réglage de focale, recherche d’une bonne distance, sont donc indissociables de la quête de vérité sous-jacente à la mise en forme théâtrale de l’événement. Le 11 septembre 2001, de plus, porte en lui la mémoire d’autres traumatismes historiques, qui toujours font retour dès lors que se pose la question du témoignage.

7Bien que Michel Vinaver dise ne pas avoir eu « l’intention ni la visée de témoigner14 », mais celle d’« imiter » le réel par l’écriture pour le « fixer15 », 11 septembre 2001 et le projet « D’un 11 septembre à l’autre » invitent, en effet, à réfléchir à nouveau aux enjeux et aux modalités du témoignage dans les arts16. Qui témoigne, de quoi, comment, et pour qui ? Trace ou expression de l’événement, reflet ou réflexion, l’œuvre témoigne de lui, pour lui, plus ou moins directement, éventuellement à travers les voix de témoins17, directs ou indirects eux aussi, mettant le spectateur lui-même en position de témoin de témoin : « examen théâtral18 », comme l’écrit Enzo Cormann, façon d’examiner l’événement collectivement, sorte d’enquête qui n’est pas tant proposée à l’assemblée des spectateurs que requise par elle. Travail de l’événement – comme on dit que le bois ou la matière travaille –, mémoire ou révélation, réappropriation par ceux qui vécurent l’événement ou en furent des témoins oculaires, à travers des écrans de fumée ou de télévision, réappropriation par ceux qui l’ignorèrent, car ils étaient trop jeunes alors. Si chacun d’entre nous se souvient, sans doute, de ce qu’il faisait le 11 septembre 2001, les lycéens du projet « D’un 11 septembre à l’autre » n’étaient alors âgés que de 7 ans.

8Monter 11 septembre 2001 avec ces jeunes gens donne donc aussi au témoignage la fonction d’une forme de pédagogie active19. Le témoignage instruit, tant au sens didactique que juridique. L’examen théâtral met en état de pouvoir juger, éveille les consciences. Avec les quarante-trois lycéens de Seine Saint-Denis engagés dans l’aventure « D’un 11 septembre à l’autre », Arnaud Meunier20 assume cette double mission de l’artiste, mission esthétique et civique – bien loin des ambiguïtés racoleuses et médiatiques que portent aussi en elles « commémoration » et « banlieue ».

9Rappel (objectif) des faits, doté d’une fonction qui peut être testamentaire, thérapeutique ou juridique, le témoignage, pour ceux qui le donnent comme pour ceux qui le reçoivent, oscille toujours entre constat et jugement. Une stricte « mimésis de l’information » (Jean Bessière), théâtre d’actualité qui, puisque son action se passe de nos jours et non dans le passé, pourrait se contenter d’exposer, est-elle possible ? Exprimer, ou exposer, au lieu d’expliquer, alternative sur laquelle, depuis le grand théâtre du présent historique selon Brecht21, pèse toujours le soupçon du constat, de la compromission petite-bourgeoise avec le monde tel qu’il est. Un « monde constaté », « un monde sans procès », c’est pourtant bien cela l’apport essentiel de Michel Vinaver au théâtre contemporain : « un nouvel usage du réel22 » comme le perçut Roland Barthes, dès 1956 à la lecture des Coréens. Ce « théâtre de description23 » fixe l’instantanéité de l’événement sans la figer, en préemptant commentaires et jugement grâce à un agencement non directif de matériaux prélevés dans le réel. Dans 11 septembre 2001, l’exposition de l’événement, à travers l’entrelacs des témoignages, suspend le sens mais pas le questionnement : « Et maintenant et maintenant et maintenant24 ».

11 septembre 2001 dans l’œuvre de Michel Vinaver

10Pour situer rapidement la pièce 11 septembre 2001 dans l’œuvre de M. Vinaver, on peut la rapprocher des « pièces de guerre » et des « pièces américaines25 ». D’une part, comme ses deux premières pièces Les Coréens (1955) et Les Huissiers (1957), elle s’empare, de manière plus frontale cependant, d’une catastrophe liée à un contexte de guerre. Si Les Coréens est la première œuvre écrite par un écrivain étranger sur la guerre de Corée26, 11 septembre 2001 est sans doute la première à avoir été écrite après les attentats aux états-Unis. Elle convoque témoins ordinaires et dirigeants politiques, comme Les Huissiers qui a pour toile de fond la guerre d’Algérie et les difficultés de la IVe République, pièce écrite « dans les semaines mêmes où se déroule son action […] visa[nt] à rendre compte de l’actualité sans le moindre recul27 ». On pourrait sans doute dire aussi de 11 septembre 2001 qu’elle est « comme l’image de la Joconde, [elle] vous suit des yeux quand vous vous déplacez. Son actualité sans cesse rebondit28 ».

11D’autre part, 11 septembre 2001 touche au rapport de Michel Vinaver à l’Amérique, où il vécut entre 1941 et 1947 ; chassée par l’occupation allemande en France, la famille Vinaver s’était installée à New York où Michel passa son baccalauréat avant de suivre des cours de littérature à la Wesleyan University, à Middletown dans le Connecticut. Après L’Ordinaire (1981), « pièce en sept morceaux » sur la survie des membres d’une société américaine et de leur entourage alors que leur avion s’est écrasé dans les Andes, et King (1997), chronique de l’ascension de l’inventeur du rasoir à lames jetables de Boston à la Californie pendant une cinquantaine d’année jusqu’à la crise de 1929, 11 septembre 2001 est donc la troisième « pièce américaine » de Michel Vinaver. Deux crashs aériens, un krach boursier. Lieu de formation de l’auteur, ancien P.D.G. de Gilette France, l’Amérique est aussi cette puissance économique face à laquelle les employés tombent dans Par dessus-bord (1969) ou À la renverse (1979). C’est cette puissance que symbolisaient les tours jumelles. Mais M. Vinaver les appréciait surtout pour la beauté de leur architecture, « cette absolue merveille qu’avaient été ces deux tours jumelles » à laquelle répondit, par une adéquation sidérante, « l’absolue réussite de la destruction29 », incitant le dramaturge à vouloir fixer cet événement, dans son immédiateté, sans commentaires, par delà les images.

12 11 septembre 2001 a donc été écrite en quelques jours dans les semaines qui suivirent les attentats. Écrite en anglais à partir de coupures de presse américaines30, elle a ensuite été traduite en français par Michel Vinaver pour une lecture au Théâtre artistique Athévins à la fin de l’année 2001. Sa forme de « livret » s’explique en partie par le fait qu’au moment de l’écriture, Michel Vinaver était engagé dans un projet de collaboration avec le compositeur Georges Aperghis ; ce projet n’aboutit pas, mais la forme de l’oratorio et la référence à Bach demeurent des éléments structurant de la pièce, interdisant, à la lecture comme à la scène, qu’elle ne se sédimente dans des situations ou des images aveuglantes.

Au sommaire

13 La première partie de ce hors-série s’articule autour des liens entre théâtre, témoignage et événement à travers des expériences théâtrales ou des textes réalisés à plus ou moins de distance de l’événement du 11 septembre 2001, sur des événements proches ou similaires, qui interrogent le rapport de la représentation à la terreur et à la mémoire. Vous y trouverez des textes de Clare Finburgh, Hélène Kuntz, Barbara Métais-Chastanier, Ariane Zaytzeff, ainsi qu'un entretien avec Rachid Ouramdane consacré aux poétiques du témoignage.

14La deuxième partie se concentre sur la pièce de Michel Vinaver, 11 septembre 2001, proposant des analyses des sources et de la dramaturgie du texte ainsi qu’un entretien avec Robert Cantarella qui créa la pièce aux états-Unis en 200431. Vous pourrez y lire un entretien entre Michel Vinaver et Jean-Loup Rivière, des textes de Sylvain Diaz, Marianne Noujaim, Julie Sermon, et deux articles écrits à quatre mains, l'un par Fabien Spillmann et Simon Chemama, l'autre par Sylvain Diaz et Anne-Sophie Noel.

15La dernière partie de ce hors-série est consacrée au projet « D’un 11 septembre à l’autre », projet oxymorique, organisé à l’occasion de la commémoration des dix ans du 11 septembre 2001 mais résolument tourné vers l’avenir, dont vous découvrirez le processus à travers les témoignages de ses acteurs, lycéens32, enseignants et artistes. A côté des textes de Marie-Laure Basuyaux et de Nathalie Matter sur les ateliers, vous pourrez lire un entretien avec Arnaud Meunier et une courte pièce écrite par les lycéens « à la Vinaver », 14 Janvier 2011 / 14 January 2011.

Notes

1 Michel Vinaver 11 septembre 2001/September 11, 2001, L’Arche, Paris, 2002, et dans Théâtre complet, vol. 8 L’Objecteur, 11 septembre 2001, Les Troyennes d’après Euripide –, L’Arche, Paris, 2003.

2 Le mardi 11 septembre 2001, dix-neuf terroristes issus du réseau djihadiste islamiste Al-Qaida, détourèrent quatre avions de ligne des compagnies United et American Airlines et firent s’écraser deux d’entre eux sur les tours jumelles du World Trade Center dans le quartier de Manhattan à New York. Le troisième avion s’écrasa sur le Pentagone, siège du Département de la Défense à Washington. Membres d'équipage et passagers tentèrent de reprendre le contrôle du quatrième avion qui s’écrasa finalement dans la campagne à Shanksville en Pennsylvanie.

3 Voir l’article de Sylvain Diaz (ENS de Lyon) et Anne-Sophie Noel (Lyon 3), « Les Troyennes, tragédie new-yorkaise ? ».

4 Lars Norén au sujet d’A la mémoire d’Anna Politkovskaïa, dont le titre est un hommage à la journaliste russe assassinée suite à ses prises de positions sur la guerre en Tchéchénie, « Les pouvoirs du théâtre », entretien avec Bernard Debroux, Alternatives Théâtrales n° 94-95, 2007.

5 Michel Vinaver, « Une écriture du quotidien », Écrits sur le théâtre 1, Paris, L’Arche, 1998, p. 130.

6 Michel Vinaver, « Mémoire sur mes travaux – Contemporanéité », Écrits sur le théâtre 2, Paris, L’Arche, 1998, p. 59.

7 J-P. Sarrazac, Jeux de rêves et autres détours, Belfort, Circé, col. Penser le théâtre, 2002, p. 19. J-P. Sarrazac développe également cette idée au début de La parabole ou l’enfance du théâtre.

8 Voir l’article de Julie Sermon (Lyon 2), « 11 septembre 2001, de Michel Vinaver. Irreprésentable ? ».

9 Jacques Lacan, Le Séminaire II, Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse, Seuil, Paris, 1978, p. 196.

10 La formule est de Roland Barthes, « Structure du fait divers » [1962], dans Essais critiques, Paris, Seuil, 1964.

11 Voir l’article d’Hélène Kuntz (Université Paris 3), « Théâtre et terrorisme ».

12 Aristote, La Poétique, trad. Roselyne Dupont-Roc et Jean Lallot, Paris, Seuil, col. Poétique, 1980, chap. XIII.

13 Voir l’article Clare Finburg (University of Essex), « “Vérité” ou “mensonge” ? Le théâtre politique post-11 septembre en Grande-Bretagne ».

14 Michel Vinaver, entretien avec Arnaud Meunier et Simon Chemama, Actes du colloque international « Le geste de témoigner : un dispositif pour le théâtre », Georges Banu, Catherine Naugrette, Jean-Pierre Sarrazac (dir.), Louvain-la-Neuve, 13 et 14 mai 2011, à paraître dans la revue Études théâtrales.

15 Michel Vinaver, « Mimèsis », in Dossier de presse de September 11, 2001, mise en scène de Robert Cantarella, Paris, Théâtre de la Colline, 2006. Voir l’article de Sylvain Diaz (ENS de Lyon), « Réfléchir l’événement plutôt qu’y réfléchir : l’imitation du 11 septembre 2001 dans la pièce de Michel Vinaver ».

16 Voir l’article de Barbara Métais-Chastanier (ENS de Lyon-Montpellier 3), « Témoigner pour le réel » et son entretien avec Rachid Ouramdane, « Poétiques du témoignage ».

17 Voir l’article d’Ariane Zaytzeff (NYU), « Une expérience de théâtre témoin ».

18 Enzo Cormann, À quoi sert le théâtre ?, Besançon, Les Solitaires intempestifs, 2003.

19 Voir l’article de Marie-Laure Basuyaux (lycée Voillaume – Aulnay-sous Bois), « Le cours, lieu du détour et du retour », et celui de Nathalie Matter (la Mauvaise Graine), « 400 heures d’atelier ! ».

20 Voir l’entretien d’Arnaud Meunieravec Marion Boudier (ENS de Lyon-Lille 3), « 43 lycéens de Seine-Saint-Denis : Manhattan sur le plateau ».

21 Roland Barthes, « Brecht, Marx et l’Histoire » [1957], é crits sur le théâtre, Paris, Seuil, col. Point, 2002, p. 232.

22 Voir Roland Barthes, « Notes sur Aujourd’hui », « Aujourd’hui ou Les Coréens » [1956] et « à propos des Coréens » [1957], Écrits sur le théâtre, Paris, Éditions du Seuil, collection « Points / Essais », 2002.

23 David Bradby, The theater of Michel Vinaver, University of Michigan Press, 1993.

24 Michel Vinaver, 11 septembre 2001, dans Théâtre complet, vol. 8, Paris, L’Arche, 2003, p. 181.

25 L’expression « pièces de guerre » a été utilisée par Michel Vinaver lors d’un entretien avec Luc Boltanski à Venise ("Le capitalisme et la représentation", 12 juillet 2011) ; Il emploie celle de « pièce américaine » au sujet de King (« De King aux Huissiers (auto-interrogatoire II) », Écrits sur le théâtre 2, Paris, L’Arche, 1998, p. 232).

26 Edwy Plenel, « Michel Vinaver, notre historien », dans Michel Vinaver, Côté texte / Côté scène, Catherine Naugrette (dir.), Registres, Hors Série n° 1, 2008, p. 133.

27 Michel Vinaver, « Les Huissiers : note vingt-trois ans après », Écrits sur le théâtre 1, op. cit., p. 249.

28 M. Vinaver, « De King aux Huissiers (auto-interrogatoire II) », op. cit..

29 Michel Vinaver, entretien avec Jean-Loup Rivière, juillet 2011, à paraître sur Agôn. Dans un autre entretien avec J.-L. Rivière, M. Vinaver raconte que, séduit par l’architecture des tours, il a passé une journée à flâner autour d’elles quelques années avant leur destruction (Michel Vinaver, « Le Théâtre comme objet fractal » [2004], dans Michel Vinaver, sous la direction de J.-M. Thomasseau, Europe, n° 924, 2006).

30 Voir l’article de Simon Chemama (Paris 3)et Fabien Spillmann (École de la Comédie de Saint-Étienne), « Recopiage et imitations : examen des sources de 11 septembre 2001 de Michel Vinaver. »

31 Voir l’entretien de Simon Chemama et Barbara Métais-Chastanier avec Robert Cantarella : « Ce qui traîne autour du lieu ».

32 Voir le montage de témoignages réalisé par Mélanie Mary « Ce qui est intense sur scène… ».

Pour citer ce document

Marion Boudier, «Introduction», Agôn [En ligne], (2011) HS n° 1 : Mettre en scène l'événement, Dossiers, mis à jour le : 26/11/2015, URL : http://agon.ens-lyon.fr/index.php?id=1800.

Quelques mots à propos de :  Marion  Boudier

Normalienne, agrégée de Lettres modernes, doctorante en études théâtrales (dir. J.-L. Rivière, E.N.S de Lyon), Marion Boudier est A.T.E.R. à l'Université Charles de Gaulle – Lille 3. Responsable du laboratoire "Agôn – Dramaturgies des arts de la scène", elle codirige également sa revue en ligne avec Barbara Métais-Chastanier.