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Regards croisés sur deux spectacles : Si ce n'est toi et Forêts
Une contribution des étudiants de deuxième année de Licence Arts du Spectacle de l'Université Lumière - Lyon 2


« Le critique vivant est celui qui a déjà trouvé pour lui-même

ce que pourrait être le théâtre – et qui a l’audace de remettre en question

cette formule chaque fois qu’il participe à un événement »

Peter Brook, L’Espace vide

 

Pour la seconde année consécutive, il m’a été demandé d’animer, dans le cadre de la deuxième année de Licence Arts du spectacle de l’Université Lumière – Lyon 2, un atelier d’écriture de critique théâtrale.

Il s’agissait avant tout pour moi, dans cet atelier, de proposer aux étudiants une approche multiple de la critique dramatique, interrogée tant sous un jour historique et esthétique que pratique. Mais surtout, j’ai voulu que cet atelier soit pour les étudiants un espace où exercer leur esprit critique. Chaque séance était ainsi l’occasion de dialogues autour de différents spectacles vus par les étudiants dont ils avaient à rendre compte à tour de rôle.

Le travail d’écriture était quant à lui centré sur deux spectacles présentés en fin de saison à Lyon : Si ce n’est toi, pièce d’Edward Bond mise en scène par Alain Françon et Forêts, spectacle écrit et mis en scène par l’artiste libano-canadien Wajdi Mouawad. Les débats menés en cours autour de l’élaboration de chacun de ses spectacles devaient permettre aux étudiants, par la suite, de rédiger leur critique, d’écrire un texte qui rende compte, le plus honnêtement possible, de leur relation singulière au spectacle.

En accord avec l’ensemble du comité de rédaction de la revue Agôn et avec l’autorisation des étudiants, je publie aujourd’hui quelques unes de ces critiques. Regards croisés et multiples sur ces deux spectacles, ces textes, quoique imparfaits, témoignent à chaque fois d’un regard personnel, singulier sur la pratique théâtrale contemporaine. Ils attestent surtout que tout spectateur qui accepte de penser le théâtre et d’écrire sur le théâtre peut être critique – à condition d’accepter, ainsi que nous y invite Peter Brook, qu’à tout instant puisse se renouveler son regard.


 Sylvain Diaz