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L'interstice à l'oeuvre

Mylène Benoît et Mathieu Bouvier

Géographes de l’interstice

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© Mylène Benoît, Mathieu Bouvier

1Dans la métropole lilloise, comme dans toutes les grandes villes occidentales, la logique d’agglomération est en passe d’achever ses dernières soudures, et la carte aura bientôt recouvert le territoire. 

2 Dès lors que la trame et la norme se croisent sans plus laisser de jeu entre leurs mailles, il devient urgent de « fabriquer de la distance dans un espace-temps en voie de resserrement incessant » 1 .

3 Munis d’un appareil photo numérique et d’une photographie aérienne en guise de carte, Mylène Benoît et Mathieu Bouvier ont sillonné à pied tout un périmètre de la conurbation lilloise, sur une aire d’environ 20 km² autour de son principal nœud autoroutier, à la recherche des espaces interstitiels, ces « taches blanches » qui ajourent encore le coloriage de la carte : terrains vagues, îlots d’échangeurs ou talus arborés réservent effectivement quelques poches d’invisibilité, de silence et d’aventure dans le maillage étroit du tissu périurbain. 

4 Ces randonnées ont été à l'origine de la création d'une installation consacrée aux espaces interstitiels consultable sur le site  www.lherbe.net .

Notes

1  Emmanuel Hocquard, « Taches blanches » in Ma haie , éditions P.O.L.

Pour citer ce document

Mylène Benoît et Mathieu Bouvier , «Géographes de l’interstice», Agôn [En ligne], Dossiers, (2008) N°1 : Interstices, entractes et transitions, L'interstice à l'oeuvre, mis à jour le : 18/12/2008, URL : http://agon.ens-lyon.fr/index.php?id=751.